PopGraine Tranche de vie,Corée du Sud Aperçu de la vie Séoulite

Aperçu de la vie Séoulite

À notre retour de Busan, nous nous sommes occupés des démarches administratives qu’il est nécessaire de faire lorsque vous emménagez en Corée du Sud pour une durée supérieure à 4 mois. Il est obligatoire de faire une demande d’enregistrement auprès du gouvernement pour obtenir une ARC (Alien Registration Card). Un document sésame dans ce pays qui une fois obtenu vous simplifie énormément la vie. En effet, avec celui-ci vous pouvez enfin ouvrir un compte bancaire, commander en ligne sur de nombreux sites (même enfin réserver un taxi), ouvrir un abonnement de téléphonie mobile – sans compter qu’un compte bancaire coréen est nécessaire pour la majorité de ces opérations également.

Nos démarches nous ont amenés à l’ouest de Gangnam et à traverser plusieurs quartiers à pied pour rejoindre Yeouido Park, en passant par l’Assemblée nationale. Nous faisons un arrêt à la boutique Nakasan Cake, spécialisée en décoration de gâteaux, et comprenons l’importance de l’image et du détail ici.

Temples, bâtiments historiques, graffitis et sculptures sont disséminés sur notre trajet. Nous vous proposons une sélection d’entre elles via cette galerie.

À Séoul, vous trouverez de nombreux parcs dispatchés un peu partout dans la ville et particulièrement le long de la rivière Han. Ces parcs regorgent également de représentations artistiques, sous forme de sculptures abstraites, qui côtoient également des représentations plus populaires. Nous l’avions déjà constaté à Busan, le personnage du Petit Prince est une figure emblématique dans ce pays.

Nous l’avons retrouvé à Yeouido Park justement, où plusieurs sculptures sont à découvrir dans le paysage, au milieu des arbres. Ce parc est vraiment intéressant par sa richesse et diversité culturelle, où l’histoire moderne côtoie l’histoire fictive, où l’art traditionnel rencontre l’art contemporain. Yeouido Park est un havre de paix au milieu des immenses buildings, symbole de la dualité de ce pays. Quand vous décidez de monter un projet à l’étranger, ou tout du moins vous envisagez ce pari, pour réussir cette mission, il nous paraissait primordial de comprendre le mode de vie, de s’immerger complètement, d’étudier, d’observer les comportements sociaux. Très vite nous avons su que nous avions pris la bonne décision. La Corée du Sud est un pays qui change et évolue à une vitesse excessive, tout en restant fidèle à ses traditions et n’hésite pas à s’emparer aussitôt de toutes les nouveautés qui arrivent. Nous avions souvent l’impression en France d’un certain côté réfractaire à tout changement, d’une certaine peur, méfiance, envers les innovations. Et surtout, nous avions l’étrange sensation que ce qui est populaire ne doit pas se mélanger à ce qui est élitiste. Or, ici, tout semble être au même niveau – attention, nous avions bien conscience de l’effet pervers de cette phrase et nous ne cherchons pas à tendre vers le bas, bien au contraire, nous mettons simplement en avant qu’il n’y a ici pas de différences effectuées par les Coréens (a priori) entre les différents arts mais plutôt une absence de jugements, ils célèbrent avant tout toute vision artistique d’où qu’elle vienne.

À l’inverse, si nous nous extasions devant tant de présence artistique au quotidien autour de nous, la population semble être immunisée à cela et ne plus voir les structures les entourant que dans un objectif purement décoratif, « instagrammable » (si vous nous permettez le néologisme), sans entrapercevoir leur signification.

Cet étalement urbain est cependant une belle opportunité (malgré l’indifférence) de se confronter pour la première fois à l’art. Nous nous permettons de l’écrire, en raison de la façon de vivre des Coréens (tout du moins à Séoul), ils se lèvent très tôt mais se couchent très tard et passent beaucoup de temps dehors, adultes comme enfants. Nous constatons justement que les enfants sont nombreux dans les parcs, s’intéressant aux sculptures pour ne serait-ce que jouer autour, nous les entendons questionner leurs parents et nous pensons définitivement que nous voulons penser notre projet pour eux, pour qu’à l’âge adulte ils continuent d’être interpellés par ce qui les entoure.

Nous parlions un peu plus tôt de la façon dont la population célèbre finalement toute forme d’art, ou de réussite. Nous sommes revenus ce soir-là jusqu’à notre logement en longeant la rivière Han et en traversant les différents parcs sur le chemin. Les gens sont dehors, il fait chaud, les berges sont dynamiques, au loin nous apercevons une zone plus animée, bruyante et lumineuse que les autres. Nous nous rapprochons et voyons une installation composée notamment d’une pop-up géante et d’un arbre lumineux pour célébrer la sortie et le succès mondial du single d’un artiste coréen, JungKook de BTS. Petits, ados, adultes, filles, garçons, prennent des photos, des selfies devant pour commémorer cet instant. Oublions le côté « star de la K-Pop » et artiste déjà populaire, la Corée célèbre avant tout la réussite d’un de ses artistes. Nous découvrons ici que les fans d’un artiste (quel qu’il soit – chanteur, acteur, confirmé, débutant, etc.) organisent de multiples événements pour de multiples occasions (anniversaires de naissance, de début, de sortie d’album, etc.). C’est un bel exemple pour nous de la ferveur coréenne. Il n’est pas rare de voir les fans louer des panneaux publicitaires dans le métro, des bus, des cafés pour célébrer leurs artistes. Cela nous fascine de voir une telle dévotion.

C’était un premier article « tranche de vie », nous revenons très rapidement avec notre retour d’expérience au DDP Light Festival.

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